Tribu Solidaire

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Le Tour de France des Alternatives – Sur la route des utopies concrètes

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Une initiative au service des initiatives !

Cette semaine, plutôt que de vous faire-part d’initiatives intéressantes, nous allons vous parler d’un projet formidable destiné à donner de la visibilité et de la crédibilité à toutes ces initiatives – locales – qui proposent une alternative concrète au système actuel.

Ce projet, c’est celui d’Emmanuel DANIEL, un jeune journaliste indépendant de 25 ans, qui a décidé de partir pendant 6 mois à la rencontre de ces citoyens ordinaires – comme nous et lui – qui montrent qu’un autre monde est non seulement possible mais surtout déjà en marche!

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Sur la route des utopies concrètes

Une utopie est, par définition une « construction imaginaire et rigoureuse d’une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal ». Une utopie concrète est donc une preuve que cet idéal de société, soit disant imaginaire, n’a pourtant rien d’impossible et que nous pouvons  tous « être le changement que nous voulons voir dans le monde » comme le disait Gandhi.

« Nous n’avons pas comme horizon que le chômage, la misère, la haine et la vie sous anxiolytiques » explique Emmanuel dans une interview donnée à Cause Toujours. Chaque jour, en réponse aux problématiques posées par le système actuel, des centaines d’hommes et de femmes s’engagent pour améliorer leur vie et celle de leurs proches, au travers de projets concrets sur des thématiques qui nous concernent tous: économie, politique, urbanisme, environnement, culture, éducation, etc.

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Car si tout n’est pas noir dans notre société – loin de là – certains constats sont pourtant alarmants : exploitation excessive de ressources épuisables, augmentation des inégalités, montée du chômage et de la précarité… bref, le système a atteint ses limites et tout le monde se demande aujourd’hui à quoi ressemblera notre société demain.

Cette France à venir, c’est celle de la prise de conscience, de l’engagement et du changement. C’est d’ailleurs la raison d’être de notre rubrique « les initiatives qu’on aime », qui a pour objectif de partager ces actions, qui chaque jour posent une pierre supplémentaire pour un monde meilleur. C’est également celle de ce Tour de France des Alternatives, qui s’est donné pour mission de mettre en avant et de recenser tous ces projets locaux, concrets et surtout reproductibles. Car si les médias commencent à s’y intéresser, ils restent pourtant trop largement focalisés sur le caractère original, voire marginal de ces initiatives, sans mettre en avant le fait qu’elles pourraient être adaptées ailleurs.

Du cynisme à l’action

Emmanuel se considère comme un cynique repenti. Il a bien compris que critiquer et diaboliser le système actuel ne changerait pas le monde, et que chacun pouvait, à son échelle, mettre « ses actes en cohérence avec ses principes et ses valeurs ». Nous sommes en effet confrontés aujourd’hui à une citoyenneté passive, qui nous donne le choix (relatif) entre A et B mais ne laisse aucune place pour une solution C.

Ainsi, pour Emmanuel tout l’enjeu de demain réside dans le fait de pouvoir se ré-approprier (au moins en partie) sa vie, et de retrouver une certaine autonomie dans notre façon de réfléchir, de consommer, et de décider. L’information étant le nerf de la guerre, le Tour de France des Alternatives recensera à chaque étape les projets, avec à la clé des articles détaillés, de l’espoir et la transmission d’une formidable envie d’agir!

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Après avoir fait le tour de la France, Emmanuel envisage déjà l’écriture d’un livre qui proposera une analyse plus poussée de ces modèles alternatifs…. Faut-il infiltrer le système actuel pour tenter de le changer ou au contraire s’en extraire pour construire quelque chose de nouveau? Cela suffira-t-il ? Autant de questions qui, si elles n’auront certainement jamais de réponse universelle, trouveront peut-être un début de solution que nous avons hâte de lire!

Un projet collaboratif

Le Tour du France des Alternatives est un projet entièrement collaboratif. Financé à hauteur de 110% (soit 2204€) par près de 50 personnes sur le site de financement participatif Ulule, il a également reçu un soutien de la part de la Mairie de Paris, et pas de moins de 13 partenaires, dont OuiShare, Reporters d’Espoir et le Mouvement des Colibris.

En outre, Emmanuel compte sur l’économie de partage pour vivre durant son voyage : co-voiturage, stop, couchsurfing, échange de bons procédés, bref il compte bien mettre en application les bonnes pratiques exposées sur son site! Vous pouvez d’ailleurs retrouver ICI le parcours détaillé et apporter votre pierre à l’édifice en suggérant une alternative ou encore en lui offrant un petit coin de canapé pour une nuit via le formulaire de contact – il a même dit qu’il mettrait ses talents de cuisinier au service de ses hôtes 😉

Les dernières alternatives postées

Le Zeybu solidaire : revitaliser son quartier grâce à une épicerie

zeybu-solidaire-une« Un local, des producteurs locaux, et la volonté de quelques personnes de redynamiser un quartier populaire. Tels sont les ingrédients qui ont été  nécessaires à la création du Zeybu solidaire, une épicerie autogérée qui, en plus de proposer des produits sains, locaux et accessibles à ses adhérents contribue à créer du lien social.

Ambiance de rentrée des classes à l’épicerie le Zeybu solidaire dans la banlieue de Grenoble en ce mardi soir. Jeunes couples et retraités, habitants du quartier et des alentours, s’échangent banalités, sourires et accolades, visiblement contents de se retrouver après la fermeture estivale de leur boutique.

Car ici, ils sont bien chez eux. L’épicerie est autogérée. Pas de salariés, ce sont les riverains qui sont les tauliers. De la préparation des produits à l’encaissement, en passant par la distribution, tout est géré bénévolement et à tour de rôle par les quelques 300 adhérents de l’association Zeybu solidaire. Ce jour-ci, ils sont une douzaine de volontaires à faire tourner la boutique (mise a disposition par la mairie) qui ouvre tous les 15 jours, pendant une après-midi. » lire la suite

L’autogestion, ça marche!

péniche-autogestion-une« Malgré l’absence de chef et un salaire égal pour tous les salariés, l’entreprise autogérée La Péniche affiche des résultats au beau fixe. Ils prouvent ainsi qu’il est possible d’être efficace sans être surveillé par un « petit chef ».

Pas de chef, une gérance tournante, des tâches réparties et des salaires égaux. Les associés de la Péniche passent pour des extra-terrestres dans le monde très hiérarchisé et inégalitaire des agences de communication.

Pourtant, les huit membres de cette Scop (Société coopérative et participatives) ont les pieds sur terre. L’entreprise, qui crée des contenus et élabore des stratégies web pour les structures de l’économie sociale et solidaire, affiche des résultats au beau fixe. Depuis 2008, La Péniche connaît une croissance continue et embauche une nouvelle personne chaque année. Et tous sont payés 2 000 € net par mois.

Ce salaire, ils l’ont fixé ensemble, tout comme la totalité des décisions qui concernent l’entreprise. Tous les quinze jours, l’ensemble de l’équipe se réunit et détermine les tâches à effectuer et la façon dont elles sont partagées. « On fait défiler les projets en cours et les trucs à faire. On en parle et on s’attribue les boulots. Chacun a une petite spécialisation mais rien n’interdit de faire quelque chose que l’on ne fait pas habituellement », explique Sylvain qui a embarqué sur la Péniche lors de sa création en 1995, alors qu’il n’était encore qu’étudiant. » Lire la suite

Et si on habitait autrement?

habiterre-habitat-groupé-une« Vivre ensemble en préservant l’intimité de chacun tout en réduisant son impact écologique. Tel est le pari que se sont lancés les membres de l’habitat groupé Habiterre qui a vu le jour en mai 2011 dans la Drôme.

Au sommet d’une colline, un hameau en bois baptisé Habiterre fait face aux vertes montagnes du parc naturel du Vercors. C’est ici, sur les hauteurs de Die, dans la Drôme, qu’une dizaine de foyers, qui pour la plupart ne se connaissaient pas, ont décidé de concrétiser leur envie de vivre autrement. Depuis mai 2011, ils sont une trentaine, du retraité au nouveau-né en passant par l’adolescent, à cultiver le vivre-ensemble, et l’entraide dans ce que l’on appelle un habitat groupé.

Cette forme de logement qui comporte à la fois des parties privatives et des parties communes est très répandue au Canada et en Allemagne et commence à se développer en France. Et pour cause, les avantages de cette résidence partagée  sont nombreux. En plus d’offrir un cadre de vie convivial et d’éviter l’isolement, ce lieu favorise la mutualisation des moyens et des idées. » lire la suite

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2 Responses

  1. Galloo Bruno says

    Voici mon commentaire aux Montpellier-Reines de la TRIBU :
    Monnaies-Terre : NIEMANDSLAND
    Salut les filles…. c’est pas Charly mais Bruno qui souhaite vous entretenir de « son drôle de drames », espérant obtenir les faveurs d’Emmanuel dans son tour de France des alternatives… merci de lui faire suivre ce message !
    Je suis un petit paysan bio, ex militant engagé (Confédération paysanne,Terre de Liens…) en Picardie… dans la Somme exactement, et sur son triste champ de Bataille de 14-18…
    Je possede un peu plus de 12 ha de Biodiversité que je valorise tant bien que mal!
    A l’aube du centenaire de la « Grande Guerre « , j’aimerais lancer une petite revolution agraire en proposant mes hectares en souscription citoyenne… via le web sur le principe du Crowdfunding (carrot mob)… mais seul, que puis je faire ?
    Un Niemandsland (terra nuilius / terre de personne) pour permettre à notre ferme de devenir une ferme eco-citoyenne ou les souscripteurs prendraient une participation par bail emphytéotique verbal pour 10 unités monnaie-terre par metre carré de biodiversité… 10 unités monnaie-terre car l’unité de valeur serait le mêtre carré payable indifféremment en euros bien sur mais aussi en roupies, francs CFA ou n’importe quels dollars (US,australiens, NZ…) etc..
    L’idée n’étant pas de m’enrichir mais de pérenniser la ferme en Agriculture durable pour les générations futures en attirant l’attention des générations actuelles sur les enjeux de demain par le prisme des générations passées .
    30 nations ont participé à la « Grande guerre » (et à la bataille de la Somme en 1916) et c’est aujourd’hui par le biais du « devoir de mémoire » un des principaux attraits touristiques du secteur.. offrir au touristes la possibilité de « s’approprier » le champs de Bataille pourrait permettre de les faire reflechir aux enjeux pacifiques et fonciers de demain (guerre économique, Land grabbing…) en commémorant et en communiquant à l’échelon mondial !
    Je partage l’avis de Solenne et lui promets un grand « bol d’air bio » qu’elle peut découvrir sur ma page Facebook : Bruno Ngreblanc… si elle souhaite se « mettre au travail » dans les « tranchées de la Somme » !
    Je suis à votre disposition pour plus de renseignements, je crois comme vous à la force des réseaux sociaux et à la paix mais étant moi-même à bout de forces, je m’en remets a la Tribu et à son « Girl power » dans mon « No woman’s Land agricole »… pourquoi pas un « champs donneurs » dédié aux femmes et aux enfants qui restent aux champs pendant que les hommes vont mourir au « champs d’Honneur »…
    mon « SOS » est lancé… j’espére qu’il trouvera un écho.. dans les réseaux !

    • La Tribu says

      Bravo pour cet engagement à toute épreuve Bruno!!! Tous nos voeux de réussite pour votre projet 🙂