Tribu Solidaire

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A quand les concours qui offrent tout simplement une (vraie) bourse aux entrepreneurs sociaux ?!

L’entrepreneur social a besoin de réseaux, financements, accompagnement… mais aussi de manger et d’avoir un toit sur la tête !

Cela fait un moment que cette idée me trotte dans la tête alors que se multiplient comme des petits pains les concours et autres appels à projet d’entrepreneuriat social (voir ici pour illustration la liste des appels à projet recensés par l’Atelier – centre de ressources en ESS de l’Ile-de-France) promettant des outils, de l’accompagnement ou encore des financements de telle ou telle prestation aux lauréats. Il est vrai que l’entrepreneur social, comme tout entrepreneur a besoin d’outils, compétences et ressources pour développer son projet. Et peut-être même encore plus au regard des complexités inhérentes à ce type d’entrepreneuriat ! Et, à ce titre, la multiplication des appels à projet est une super nouvelle.

Mais, à côtoyer nombres d’entrepreneurs, et d’entrepreneurs sociaux en particulier, j’ai constaté qu’il leur manque une ressource précieuse : du TEMPS ! Et le temps, c’est de l’argent. En effet, quand il faut jongler avec un boulot alimentaire, difficile de trouver du temps pour son projet. Il y a, me direz-vous, les allocations chômage ?! Elles ne durent en général pas assez, surtout pour des projets innovants dont la durée d’incubation est longue. La fin des droits arrive souvent au moment le plus crucial, celui où le porteur de de projet doit mettre toute son énergie dans le lancement de son activité.

Il n’existe, à ma connaissance qu’un seul dispositif qui permet de financer le temps de travail du porteur d’un projet d’entrepreneuriat social : le Fond de confiance porté par France Active qui finance notamment le temps de travail d’un porteur de projet social au sein d’une structure de l’ESS (Voir ici les détails du programme). Il faut néanmoins que le porteur de projet soit « hébergé » et co-financé par une structure existante, ce qui exclue de fait les porteurs de projet indépendants. Or, malheureusement, c’est souvent en dehors des structures que naît l’innovation la plus radicale.

Difficile certes de contrôler la bonne utilisation d’une bourse par un porteur de projet. Beaucoup plus facile de contrôler l’utilisation d’une prestation ou d’un accompagnement. Donc de justifier de la bonne utilisation des fonds par l’organisme financeur, qui lui-même souvent est financé par l’Etat, l’Europe ou même des philanthropes privés soucieux de l’utilisation des fonds qu’ils attribuent. Mais c’est peut-être justement ce (fantasme de) contrôle qu’il faudrait accepter d’abandonner pour maximiser l’impact de ces concours et autres prix. Et, éventuellement, travailler main dans la main avec les porteurs de projets pour valider étape par étape l’avancée de leur projet et donc la poursuite du financement.

Donc…. à quand le Prix d’entrepreneuriat social qui propose non pas de l’accompagnement, des prestation ou des réseaux mais de l’argent ! Et pas de l’argent virtuel que l’on peut dépenser uniquement auprès de prestataires identifiés…. 😉 Si vous m’en trouvez un, je relais !!

PS – je viens de me rendre compte que j’ai oublié de parler du concours de la Fabrique Aviva… mais dépêchez-vous ! C’est bientôt fini….

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