Tribu Solidaire

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L’accès aux financements, premier sujet de préoccupation des associations

C’est le résultat qui ressort du sondage mené par le CSA auprès de 2500 associations au profit de la Confédération Permanente des Coordinations associatives (CPCA, qui regroupe via ses fédérations plus de 700 000 associations sur le million recensées en France) et de l’AVISE (disponible ici) : 44% d’entre elles ciblent le difficile accès aux financements comme principal point de blocage de leur action comme le montre le graphique ci-dessous. Dans ce contexte, 7 associations sur 10 déclarent avoir besoin d’un accompagnement dans la recherche de financements publics et 6 sur 10 d’un accompagnement dans la recherche de financements privés et notamment de partenariat avec les entreprises. En cause : la raréfaction des financements publics… tant au niveau local, national qu’européen.

Mais, au-delà de ce constat, c’est un vrai débat qui s’engage sur la légitimité des fonds privés pour financer l’intérêt collectif comme en témoigne l’article publié par le magazine « Associations, mode d’emploi » dans son numéro 125 de janvier 2011 : « Certains bénévoles estiment que les grandes entreprises ne font que s’auto-légitimer à travers leurs fondations philanthropiques et qu’il n’est pas acceptable de voir les structures capitalistes se substituer à la collectivité en déterminant sans contrôle démocratique ce qui est ou pas d’intérêt général (…) D’autres, au contraire, tournent leur regard vers les pays anglo-saxons, Etats-Unis notamment et constatent que le système fonctionne (…). Il s’agit de se décomplexer sur l’origine des fonds, de sortir de cette ornière culturelle qui engendre la méfiance. (…). Si les subventions publiques continuent à baisser comme on le craint, il faudra bien trouver des solutions de financement, ou mettre la clé sous la porte. L’autofinancement a des limites, et s’avère même impossible pour certaines structures dont l’objectif ne permet pas d’activité commerciale. Peut-être les associations doivent-elles s’organiser en créant leur propre fonds de dotation ? » (Source)

Quoi qu’il en soit, la réflexion est déjà engagée. En témoigne le dossier actuel du trimestriel Fundraizine publié par l’association Française de Fundraiseurs (ou « collecteurs de fonds ») : « Micro-don : les petits ruisseaux feront-ils les grandes rivières ? ». En outre, certaines grandes associations comme par exemple la Croix Rouge ou Action Contre la Faim ont déjà mis en place leurs propres campagnes de collecte de fonds. Alors pourquoi pas les petites et moyennes associations ? Parce que cela coûte cher et que cela prend du temps ! Deux ressources dont les petites ou moyennes associations manquent… le cercle vicieux : le manque d’argent empêche de collecter de l’argent. Alors pourquoi ne pas envisager une démarche mutualisée de collecte de fonds ? C’est la question que nous posons aujourd’hui….

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